Archives par étiquette : Mme Kristalina Georgieva.

Six Chefs d’Etat africains et d’imminents experts d’institutions financières multilatérales au chevet de la dette africaine à Dakar.

Dakar le 6 Décembre.- Le Gouvernement du Sénégal, le Fonds Monétaire International (FMI) l’Organisation des Nations Unies (ONU) et le Cercle des économistes ont organisé une rencontre de haut niveau pour réfléchir sur : « Afrique : Développement durable, dette soutenable » le 2 décembre 2019 à Dakar.

Ouverture officielle de la Conférence sur la dette africaine

La conférence a enregistré la participation M. Amina Mohammed, Vice-Secrétaire Générale de l’ONU et des Chefs d’Etats africains suivants :  Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), de Mahamadou Issoufou (Niger), de Faure Gnassingbé (Togo), de Alassane Ouattara (Côte d’ivoire), Patrice Talon (Bénin) et enfin de Macky Sall (Sénégal). On a noté également la présence de la Directrice Générale du FMI, Mme Kristalina Georgieva.

Cette conférence, construite autour de six thématiques, a permis de couvrir un large spectre de réflexions et d’actions collectives à envisager pour répondre aux problématiques de soutenabilité de la dette africaine vis-à-vis du développement du continent. Le Cercle des économistes a déjà eu l’occasion d’affirmer que, l’avenir de l’économie mondiale se trouve en Afrique. Face au ralentissement global de l’économie mondiale et aux dérèglements macroéconomiques, politiques et financiers, la solution la plus crédible passe par l’Afrique dont le potentiel économique est énorme avec 60% de terres arables non cultivées, des ressources minières largement disponibles et une démographie qui devrait passer de 1,3 milliards d’habitants en 2019 à 2,5 milliards en 2050.

Les six secteurs suivants : l’eau, l’énergie, l’agriculture, la formation, le numérique et la mobilité, ont un dynamisme prometteur et des perspectives de croissance très encourageantes. Cependant la soutenabilité de ces secteurs représente un risque non négligeable même si la plupart des acteurs publics et privés sont dans une situation d’endettement supportable.

Après plusieurs heures de discussion et de débats, les acteurs se sont accordés sur sept points essentiels consignés dans un document appelé « le consensus de Dakar ».

  • Renforcer la mobilisation des ressources internes, fiscales et l’épargne publique
  • Améliorer la gouvernance des finances publiques et l’environnement des affaires
  • Prendre en compte la contrainte liée à l’impact environnemental
  • Financer les besoins en investissement en Afrique.
  • Solutionner les méfaits de l’échange inégal ; la faible rémunération des matières premières et le déficit persistant dans la création de chaines de valeurs
  • Avoir un regard objectif sur la perception du risque en Afrique
  • Et enfin trouver les bases d’une gouvernance financière mondiale plus équitable.

Le « Consensus de Dakar » va contribuer à faire converger une position de principe qui soit consensuelle sur un impératif délicat à savoir comment trouver le juste équilibre entre le développement durable et la dette soutenable.