La Zone de libre échange économique de l’Afrique (ZLECAf), objet du dernier rapport de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED)

Milasoa Chérel Robson

Dakar, 26 juin 2019 – C’est au Centre d’Information des Nations Unies de Dakar (CINU Dakar) que le rapport 2019 sur le développement économique en Afrique de la CNUCED a été lancé. Selon ses rédacteurs, les règles d’origine sont déterminantes pour le succès de la zone de libre-échange continentale africaine.

Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue au CINU, Milasoa Chérel Robson, économiste à la section Africaine de la CNUCED, a dans une présentation, détaillé les grandes lignes du rapport de la CNUCED. Il en ressort un constat : Il faudrait simplifier les règles d’origine et les rendre favorables aux entreprises pour que les gains attendus de la zone de libre-échange continentale Africaine (ZLECAf) se concrétisent. En effet, ces règles -qui sont des critères permettant de déterminer le pays d’origine d’un produit – pourraient jouer un rôle décisif dans le succès de la zone de la ZLECAf , entrée en vigueur en mai dernier.

Selon le Rapport 2019 sur le développement économique en Afrique  les règles d’origine pourraient changer la donne pour le continent, à condition qu’elles soient simples, transparentes, favorables aux entreprises et prévisibles.

D’après les données de la CNUCED pour la période 2015-2017, la part du commerce intracontinental ne représente actuellement que 15 % en Afrique, contre environ 47 % en Amérique, 61 % en Asie et 67 % en Europe, mais la ZLECAf pourrait tout changer.

Si l’accord est pleinement mis en œuvre, le produit intérieur brut de la plupart des pays africains pourrait augmenter de 1 à 3 % une fois tous les droits de douane supprimés, selon les estimations de la CNUCED.