« Qui écrira notre histoire ?» ou la mémoire du ghetto juif de Varsovie

L’Ambassadeur d’Israël face au public, à gauche Alioune Deme

Dakar, 26 janvier 2019 – À l’occasion de la Journée Internationale dédiée à la Mémoire des Victimes de l’Holocauste, le Centre d’Information des Nations Unies (CINU) et le Bureau Régional du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH/BRAO) en partenariat avec l’UNESCO et la Fondation Rosa Luxembourg ont organisé la projection du long métrage documentaire « Qui écrira notre histoire ? ». Cet événement s’est déroulé au musée des civilisations noires, à Dakar, en présence de l’Ambassadeur d’Israël au Sénégal, de la Commission Nationale Sénégalaise pour l’UNESCO, des représentants des Nations Unies, des étudiants en histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et des élèves de différents lycées de Dakar dont le Cours Sainte Marie de Hann. Ce public a ensuite participé au débat modéré par Alioune Deme du Département d’histoire de l’UCAD.

Une élève participant au débat

L’auditorium du musée des civilisations noires de Dakar avait fait salle comble pour la projection du film documentaire de la réalisatrice Nancy Spielberg. Il s’agit du premier long métrage documentaire sur le groupe clandestin Oyneg Shabes, formé en novembre 1940 dans le ghetto de Varsovie sous la direction de l’historien Emanuel Ringelblum. Entre 1940 et 1943, le groupe a recueilli une collection d’archives inestimable témoignant de la vie dans le ghetto et documentant la destruction des Juifs de Pologne. Les « Archives de Ringelblum » ont été inscrites au Registre de la Mémoire du Monde de l’UNESCO en 1999.

« Qui écrira notre histoire ? » a été diffusé simultanément dans plus de 300 lieux dans le monde pour marquer la Journée Internationale dédiée à la Mémoire des Victimes de l’Holocauste dont la date, chaque année, marque l’anniversaire de la libération du camp de concentration nazie d’Auschwitz par les troupes Soviétiques le 17 janvier 1945.

L’ambassadeur d’Israël au Sénégal, Roi Rosenblit qui a assisté à la commémoration a déclaré au cours de la discussion publique qui a suivi : « une leçon importante à tirer de cet événement est qu’aucune personne n’a le droit de décrire une autre comme inhumaine »

Le Directeur du CINU face au public

Pour Damian Cardona, Directeur du CINU Dakar, « nous avons un devoir de mémoire, pour ne pas oublier et apprendre du passé » Pour ne pas reproduire les erreurs il est donc important de passer par l’éducation des générations à venir.