SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU SENEGAL : LES RECOMMANDATIONS DE L’EXAMEN PERIODIQUE UNIVERSEL PARTAGEES

Dakar, le 19 mai 2014 : Le Ministère de la Justice, en collaboration avec l’UNICEF et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), a organisé une journée de restitution et de partage des recommandations du 2ème passage du Sénégal devant le Groupe de Travail de l’Examen Périodique Universel (EPU).

De gauche à droite : le Directeur de cabinet du Ministre de la justice, le représentant du HCDH/BRAO, la Représentante de l'UNICEF

De gauche à droite : le Directeur de cabinet du Ministre de la justice, le représentant du HCDH/BRAO, la Représentante de l’UNICEF

Considéré comme l’innovation centrale du Conseil des Droits de l’homme, l’EPU est un mécanisme qui permet d’examiner tous les 4 ans le respect par chaque Etat de ses obligations et engagements en matière de droits de l’homme. Le 2ème passage du Sénégal a eu lieu en octobre 2013 à Genève. Les recommandations de cet examen doivent ensuite faire l’objet d’une large diffusion et vulgarisation auprès des pouvoirs publics, de la société civile et de l’ensemble des acteurs concernés.

Lors de la présentation de ces recommandations, Mouhamadou Moustapha Seye, Directeur des droits humains au Ministère de la Justice a précisé que, au total, 185 recommandations ont été adressées au Sénégal. « Nous en avons accepté 154 et rejeté 31, en se fondant essentiellement sur nos valeurs socioculturelles, notre histoire démocratique et les exigences de paix et de développement», le Sénégal a notamment rejeté toutes les recommandations relatives à l’orientation sexuelle.

Andrea Ori, Représentant régional du HCDH a souligné que « Certaines des recommandations portent sur des préoccupations liées à la protection des groupes vulnérables dont entre autres, les enfants, les femmes, les personnes vivant avec handicap, et les minorités quelle que soit leur statut. ». Il a ’invité le gouvernement du Sénégal à persévérer dans ses efforts pour une meilleure protection de ces groupes.

Un accent particulier a été mis sur les recommandations relatives aux enfants. Mme Giovanna Barberis, Représentante de l’UNICEF a rappelé que, « avec une population constituée à 50% d’enfants âgés de 0 à 18 ans, la question de leur prise en charge à travers la réalisation de leurs droits devient plus que prioritaire». Elle a notamment appelé à la finalisation et l’adoption du Code de l’enfant et à la prise de mesures pour éliminer efficacement le travail forcé des enfants, y compris la mendicité des enfants talibés.

Vue des participants

Vue des participants

Les deux agences ont réitéré la disponibilité du Système des Nations Unies à accompagner le Gouvernement dans le suivi du processus de mise en œuvre pour mieux promouvoir et protéger les droits de l’homme au Sénégal.

Cette journée de partage a réuni les membres du Conseil Consultatif National des droits de l’homme, du Comité Sénégalais des droits de l’homme, des parlementaires, des membres du Conseil Economique, Social et Environnemental, des magistrats, des avocats, des huissiers, des notaires, des journalistes, des militaires, des policiers, des gendarmes, des gardes pénitentiaires, des organisations de la société civile et des représentants religieux.