CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE DE L’INDUSTRIALISATION DE L’AFRIQUE AU SÉNÉGAL.

Dakar 28 janvier 2014. – Le Gouvernement du Sénégal en coopération avec le bureau régional de l’ONUDI à Dakar, le Système des Nations Unies et la Commission de l’Union

Babacar NGOM, entrepreneur sénégalais

Babacar NGOM, entrepreneur sénégalais

Africaine a célébré le mardi 28 janvier 2014 la Journée de l’industrialisation en Afrique sous la présidence effective de Mr Aly Ngouille NDIAYE, Ministre de l’industrie et des mines. Cette journée a été instituée par l’Assemblée Générale de l’ONU dans sa résolution N°44/237 du 22 décembre 1989. L’objectif de cette journée est d’amener la communauté internationale à œuvrer résolument à l’industrialisation de l’Afrique. Le thème de cette année porte sur : « création d’emploi et développement de l’entreprenariat, un moyen d’accélérer l’industrialisation en Afrique »

Après la lecture du message du Directeur Général de l’ONUDI par Mr Victor DJEMBA, Représentant résident de l’ONUDI à Dakar, il revenait à Mme Fatimata SAWADOGO de lire la déclaration conjointe produite par les trois structures suivantes : ONUDI, Commission de l’Union Africaine et la Commission Economique pour l’Afrique (CEA). Pour Mme SAWADOGO, le thème de cette année vient à son heure car  « il nous interpelle sur la nécessité de réfléchir sur des politiques industrielles pourvoyeuses d’emploi pour les jeunes »

sedima

Structure de Mr Babacar NGOM, entrepreneur sénégalais qui a témoigné

La population mondiale s’élève à 7 milliards dont 1,8 milliard de jeunes. Selon les statistiques, 24 % ds jeunes vivent en Afrique. Pour le Ministre, 60% des jeunes africains sont des chômeurs  ; le défi majeur est de créer des emplois pour ces derniers. Pour ce faire, le secteur privé doit jouer un rôle essentiel car il est par excellence, le secteur créateur de richesse. Il a donné l’exemple de la Chine pour illustrer ses propos.

En conclusion, le Ministre a souligné l’importance que le Plan Sénégal Emergent (PSE) accorde à la création d’emplois pour les jeunes. C’est dans ce sillage que la Banque Nationale de Développement Economique (Bnde) est créée pour faciliter l’accès au financement des petites et moyennes entreprises.

Mr. Djemba, Représentant résident de l’ONUDI à Dakar, considère que la promotion du secteur privé peut être une solution au problème du chômage des jeunes. Selon lui, globalement, 90% d’emplois proviennent du secteur privé. La croissance du secteur privé est cruciale pour apporter plus d’opportunités à l’emploi productif.

Un film vidéo sur l’emploi des jeunes au Mali avec la fabrication du beurre de karité a servi de prétexte pour lancer le débat. Le film a mis en relief les difficultés auxquelles les PME-PMI sont confrontées. Mais avec l’appui de l’ONUDI, les femmes et les jeunes ont considérablement amélioré leur rendement et la qualité du produit destiné à l’exportation.

Témoignages d’un entrepreneur  sénégalais

Des industriels sénégalais ont parlé de leur expérience vécue lors de la création de leur entreprise. C’est ainsi que Babacar NGOM, Président Directeur Général de la SEDIMA (entreprise qui s’active dans le secteur avicole) a monté son entreprise en 1976 avec de modestes moyens. Sa structure est devenue leader dans le secteur avec un chiffre d’affaires de deux milliards et employant des centaines de jeunes. Sa production tourne autour de 14 millions de poussins avec une qualité respectant les normes internationales. Mr NGOM qui devait poursuivre ses études d’ingénieur en mécanique auto en France après l’obtention de son baccalauréat, a renoncé à tout pour se consacrer à son projet qui a connu un succès éclatant. Il a attiré l’attention sur l’importance de la formation des jeunes. Pour Mr NGOM : « produire ce que nous mangeons est un acte de souveraineté ». Ces enfants qui ont fait de hautes études dans les plus prestigieuses universités françaises ont préféré rentrer pour travailler dans l’entreprise familiale ; ce qui est une source de motivation supplémentaire pour lui. Pendant 15 ans, Mr. NGOM et sa famille se sont installés entre Keur Massar et Malika (banlieue dakaroise) sans eau ni électricité. Aujourd’hui, il est à la tête de la filière avicole qui gère plus de 30.000 emplois. Avec l’appui de l’Etat, il compte augmenter le nombre d’emplois à 100.000 dans les 5 prochaines années.