L’arbre à palabres : Une rencontre pour la préservation des droits de l’homme face aux nouvelles menaces à la paix et la sécurité au Mali et en Afrique de l’Ouest.

Dakar-« L’arbre à palabre représentait un moyen authentique de participation, et donc, de promotion des droits de l’homme ». David Gressly, chef du Bureau politique des Nations Unies au Mali. Une rencontre consacrée aux nouvelles menaces aux droits de l’homme et aux perspectives sous-régionales pour la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest, s’est tenue à Dakar, au Centre d’Information des Nations Unies (CINU), le 5 avril 2013. Elle était organisée conjointement par le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) et le Bureau Politique des Nations Unies au Mali (UNOM).

M. David Gressly, Chef du Bureau Politique des Nations Unies au Mali (gauche)

M. David Gressly, Chef du Bureau Politique des Nations Unies au Mali (gauche)

Cette rencontre baptisée « Arbre à palabre », s’inspire d’un concept emprunté aux traditions africaines. Elle se veut une plateforme d’échanges informels sur les questions d’actualité relatives à la gouvernance, l’état de droit, les droits de l’homme, le genre, la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest. Elle est la première d’une série des consultations mises en place par UNOWA qui visent à rassembler acteurs de la société civile, monde académique, agences onusiennes et organisations intergouvernementales.
« L’arbre à palabre représente cet endroit où tous les membres de la collectivité se retrouvaient pour débattre des questions d’intérêt général, et des problèmes affectant tout un chacun. En cela, l’arbre à palabre représentait un moyen authentique de participation, et donc, de promotion des droits de l’homme », a déclaré David Gressly, le chef du Bureau politique des Nations Unies au Mali lors de la cérémonie d’ouverture.
L’objectif principal de la rencontre de Dakar était d’amorcer une discussion entre les acteurs clés de la communauté des droits de l’homme face aux nouvelles menaces aux droits de l’homme et à la stabilité de la sous-région, à la lumière de la situation au Mali.
« Ces menaces incluent désormais un déficit d’autorité légitime de certains Etats, la criminalité transfrontalière et le trafic de drogue, le terrorisme, et des extrémismes de toute sorte. Ce qui est désormais en jeu, c’est l’existence et la protection des fondements mêmes de nos Etats et de nos sociétés, que nous voulons basés sur l’Etat de droit, les droits de l’homme, les libertés publiques et la justice sociale. C’est pour ces valeurs que nous nous battons, et c’est en leur nom que nous ne cesserons de nous mobiliser pour que les Etats d’Afrique de l’Ouest se renforcent et jouent mieux encore le rôle qui est le leur, » a indiqué David Gressly.
Les réponses et les recommandations formulées au cours des débats inspireront les Nations Unies pour la formulation de leurs actions au Mali et dans la sous-région, en soutien aux efforts collectifs.
«Cette rencontre est une illustration du partenariat entre UNOWA et UNOM pour  accompagner les acteurs maliens et ouest africains dans la recherche de solutions face aux nouveaux défis qui se présentent en ce moment », a conclu Moudjib Djinadou, le chef de Cabinet d’UNOWA.