Seize jours d’activisme à Dakar : Au Sénégal 57% des femmes pensent qu’un homme a droit de battre sa femme selon une étude de l’Agence Nationale des Statistiques et de la Démographie (ANSD).

Dakar le 25 Novembre 2016.- ONU Femmes, le Centre d’Informations des Nations Unies de Dakar (CINU), le Groupe d’Etudes et de Recherches Genre et Sociétés (GESTES), le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, l’UNESCO, l’UNFPA, l’UNICEF et le HCDH/BRAO, ont procédé au lancement de la campagne mondiale pour mettre fin aux violences faites aux femmes appelée communément « 16 jours d’activisme », le vendredi 25 novembre 2016 dans les locaux du CINU.

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Directrice de la Famille (Centre Gauche )- Directrice -Pays ONU Femmes (Centre Droit)

Le GESTES a identifié les différentes formes de violences basées sur le genre (physique, verbale, psychologique, sexuelle, sociale, économique et financière). Au Sénégal, les violences physiques et sexuelles représentent 73,4%. La visibilité de deux catégories de violence est due au fait qu’elles sont les plus faciles à dénoncer et souvent les victimes parviennent à fournir les preuves de leur existence.

Les acteurs ont constaté la recrudescence des violences due aux règles sociales qui sont foncièrement ancrées dans des systèmes traditionnels de croyances et de représentations purement culturelles. Selon la Directrice de ONU Femmes, il est urgent de renforcer les mesures pour faire face aux problèmes sous-jacents des inégalités de genre et des préjugés sexistes qui affectent la vie des femmes et des jeunes filles. Elle a reconnu les progrès significatifs faits par le Gouvernement du Sénégal dans le traitement des violences basées sur le genre (VBG). Faut-il rappeler que le Sénégal a mis en œuvre des initiatives  pour accroitre la sécurité des femmes et des filles à travers un partenariat multisectoriel avec les Universités (laboratoires GESTES de Saint Louis et Genre de l’UCAD), la responsabilité sociétale des Entreprises (RSE) de la Sonatel et la Société civile.