Message prononcé par le Secrétaire général des Nations Unies à l’occasion de la Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture.

26 juin 2014. – Chaque jour, dans toutes les régions du monde, des femmes, des hommes et des enfants subissent des tortures physiques et des mauvais traitements qui leur sont volontairement infligés à l’instigation d’agents de l’État – ceux-là mêmes qui sont chargés de faire respecter l’état de droit, de protéger les droits de l’homme et de veiller à la sécurité de tous.

Une victime de la torture en Mauritanie, en phase de réadaptation à Vivre-Caprec, un centre de réadaptation au Sénégal pour les victimes de la torture. Le Centre est financé par le Fonds volontaire des Nations Unies pour la torture. (Photo HCDH)

Une victime de la torture en Mauritanie, en phase de réadaptation à Vivre-Caprec, un centre de réadaptation au Sénégal pour les victimes de la torture. Le Centre est financé par le Fonds volontaire des Nations Unies pour la torture. (Photo HCDH)

L’interdiction de la torture est absolue. La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dispose sans équivoque que la torture est illégale en quelque circonstance que ce soit, y compris dans des situations de conflit armé, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, en cas d’instabilité politique ou dans toute autre situation d’urgence. Les 155 États qui l’ont ratifiée se sont tous engagés à lutter contre l’impunité et à procéder à des enquêtes approfondies, à engager des poursuites et à traduire les responsables en justice, quel que soit leur rang. Ils ont également souscrit à l’obligation d’indemniser les victimes et leurs familles.

           Malheureusement, le droit des victimes de la torture à bénéficier d’un recours effectif et de services de réadaptation reste seulement théorique, notamment dans le cadre des conflits armés et des crises humanitaires à grande échelle.

           Le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture est un dispositif qui permet de prêter rapidement assistance à ces victimes et à leurs familles. Actuellement, le long des frontières de la Syrie, le Fonds finance des projets offrant des services essentiels aux victimes de la torture fuyant la violence et les persécutions. Les victimes de tous âges reçoivent une assistance psychosociale pour les aider à guérir et à recouvrer leur dignité. Je tiens à remercier les États et les donateurs privés qui soutiennent l’action du Fonds et j’invite d’autres donateurs potentiels à se joindre à ces efforts.

           Je prie instamment les États qui ne l’ont pas encore fait à ratifier la Convention contre la torture, dont le texte a été adopté il y a 30 ans cette année. Alors qu’en cette Journée internationale nos pensées se tournent vers les victimes, prenons l’engagement de renforcer notre action pour mettre fin à cette pratique odieuse.